Pour que les petites filles puissent être et aimer ce qu’elles veulent, sans qu’on les emmerde (parties 1 et 2)

Une belle idee

Maman, rodarde !

depliants-antisexistes-filles2-1

Comme promis, voici la version fille des dépliants d’autodéfense antisexiste. J’avais envie d’aborder teeeellement de thèmes, j’ai trouvé tant d’exemples géniaux, que je me suis retrouvée avec 22 dépliants à mettre en page !

La première partie inclut les thèmes suivants : les voitures, le foot, les poils, les cheveux courts et rasés, la couleur bleue, les vêtements d’homme, le lesbianisme, la bisexualité, les vagins et les utérus, les femmes sans enfant.
Vous pouvez accéder au pdf à imprimer en cliquant sur ce lien.

Dans la deuxième partie, vous retrouverez les mathématiciennes et autres scientifiques, les astronautes, les informaticiennes, les gameuses, les aventurières, les femmes pirates, les filles qui se battent et qui font la guerre, les cheffes d’État et de grandes entreprises. Bref, un beau panel de meufs super badass !
Le pdf se trouve ici.

Petit rappel : j’ai commencé à créer ces mini dépliants pour…

Voir l’article original 102 mots de plus

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Le royaume de Thulé

 

Voila, je rechausse mes lunettes et m’assoie derrière mon bureau pour vous compter mes dernières aventures après ces quelques mois d’absence, il s’en est passe des choses depuis mon départ au Nunavut.

Le Pole Nord est une aventure qui se vit et qui est très difficile à décrire tant tous nos repères sont balayés violemment. Ce sont essentiellement des sensations, celle de marcher sur un océan gelé, de ne pas voir un seul arbre ou arbuste, une luminosité continuelle à cette période de l’année.

iqaluit avril
iqaluit avril

Avoir marché sur la baie d’Hudson, en pleine nuit/jour violette, sentant l’énergie de l’océan sous mes pieds est une sensation incroyable, il y a là quelque chose de mystique.

Aucun bruit, si ce n’est les plaintes déchirantes des huskys affamés et le son de la glace qui craque, qui gèle, dégèle, qui vit.

Iqaluit est en fait un port, et comme tout port elle draine une faune de toutes parts. Les Inuits installés ici viennent généralement d’autres communautés, afin de trouver du travail, ils ne sont plus vraiment inuit et pas vraiment blancs.

Les blancs, eux retrouvent leur gènes de colons et perdent également leurs identité parfois leur humanité.

Une ville avec une histoire faite de bric et de broc, comme ses maisons, balayées par les vents glaciaux qu’aucun arbre ne peut embrasser.

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Le pole Nord c’est l’Afrique en version froide, avec un peu de far West, ou de far North si j’ose.

Au premier rayon de soleil et une température avoisinant les 5°c, les filles, de joies ou de peines, arborent des jupes mini. Juchées sur leurs talons très hauts, elles arpentent les routes terreuses, soulevant l’ultrafine poussière dont on n’imaginerait pas qu’il puisse fleurir une toundra, à la recherche d’un verre en remerciement du déploiement de leur faveur.

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Là bas il est impossible d’acheter de l’alcool si ce n’est dans les bars à 10 le verre. Les excès que les Inuits ont pour cet élixir récent dans leur civilisation, est surveillé, même si les moyens mis en place sont discutables.

La vie est hors de prix, une bouteille de shampoing coute 17 dollars par exemple, aucun produit frais, à part le poisson qui lui aussi est hors de prix car la pèche est drastiquement réglementée. Un poisson par personne et par jour sous réserve d’un permis officiel de pèche.  Il faut imaginer un pays sur lequel seul les lichens poussent, ou il fait -50 plus de la moitie de l’année, tu ne peux pas faire ton élevage de poulet là bas, aucun élevage d’ailleurs à part les huskys qui sont des travailleurs.

Et puis il y a cette décharge, ce dépotoir, ces montagnes de déchets en tous genres, non triés évidemment, qui brule depuis des semaines et des semaines. Impossible de savoir si c’est une magouille visant à réduire le cout des masses à rapatrier sur le continent ou bien si vraiment le feu sous jacent est inneteignable… je doute, la vérité des hommes est un concept sur ces terres et il est difficile de lui faire confiance.

Iqaluit Dump Fire 20140716

Enfin comme je l’ai dit plus tôt, c’est l’Afrique donc tout peut se négocier, tant qu’on y met le prix et les mots, beaucoup de mots.

Le gouvernement fédéral octroie une maison ainsi qu’une très forte allocation aux Inuits afin de compenser, réparer (ce sont des mots français, de ma culture) les dommages faits aux premières nations. Malheureusement le système est ainsi fait que lorsqu’un inuit trouve un travail, il perd ses allocations, rien ne l’incite donc à participer au développement de son pays, que le blanc fait déjà, exploitation des mines de diamants, pétrole, métaux rares, déploiement des infrastructures inhérent à ces activités etc…..

Diavik_Diamond_Mine
Diavik_Diamond_Mine

Iqaluit ne comptait que 2000 habitants il y 7ans, désormais c’est 7000, et le nord est en train de se développer. Les hivers sont de plus en plus courts, la baie reste navigable de plus en plus longtemps. Le réchauffement est loin d’être conceptuel au Pole Nord et l’activité humaine s’y développe rapidement. Ce développement, autrefois sauvage et agressif est en train de s’accorder avec les communautés et surtout essaie de s’adapter à cette nature sans trop la détruire. Certes, tout n’est pas rose, loin de la, mais l’intention y est.

L’inuktitut est une langue gutturale, grave et douce, tout comme eux, le visage sage, des regards qui vous transpercent et ces quelques mots de remerciement et bienvenue : inuktuk Hélène

Puis d’un coup c’est l’été, il n’est là que pour 3-4 semaines. Les paysages désertiques que l’on croyait stériles se couvrent de fleurs multicolores, la baie dégèle et fait place à un océan, des plages qui n’ont rien à envier à celle de l’atlantique que nous connaissons. Ce cher atlantique, mon lien avec la France, je retrouve dans ses paysages, mes souvenirs et ma vie, il a cette énergie puissante qui me réconfortante car j’avance en terrain connu sur lui. Nous avons de la chance en France d’avoir cette côte atlantique qui revêt la plupart de ses habits, les rouleaux sur le sables fin du cap ferret, les cotes abruptes de granit rose en Bretagne, les falaises plongeantes (ok, c’est limite atlantique mais à mon échelle je m’y retrouve). J’ai retrouve toutes ces facettes dans les caraïbes, au pole nord ou en nouvelle écosse.

l'été ??????????????????????????????? ???????????????????????????????

Le sol d’Iqaluit,  composé de poussière, accouche de multiples plantes qui se hâtent dans un faste jubilatoire de copuler pour que le miracle se reproduise l’année suivante ; c’est un débordement lubrique végétal. Les moustiques et autres mouches piquantes sortent de terre par millier, encore engourdis par le froid pour nourrir la rare et fameuse omble arctique, qui remontera les rivières durant 2 semaines.

Les Inuits amarrent leurs bateaux restés emprisonnés dans les glaces durant tous ces long mois pour aller pécher, chasser, la baleine, le phoque ou l’ours polaire. Ils sont les seuls à avoir ce droit et quand on voit qu’il faut 6 coques de noix pour un beluga, qui sommes nous pour juger leur tradition ancestrales.

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Il y a 4 ans, ils ont péché une baleine arctiques dans les territoires du Nord Ouest, elle a été divisées dans tous les territoires du nord à chaque communauté sans exception, le Yukon, le Nunavut et le Territoires du Nord Ouest, il me semble que certaines communauté du Groenland (danois) en ont également bénéficié au regard de l’appartenance à Thulé.

Les territoires du Nord entretiennent un rapport particulier avec le gouvernement canadien, sans être une province, ils ont leur propre gouvernement depuis 1999 mais bénéficient des aides et appuis fédéraux.

Et puis il y a le Fogg, le brouillard venu de la baie. Un matin vous vous réveillez comme dans la chanson de Barbara et il est la et vous ensommeille, il vous habille et vous enveloppe, on ne voit pas à 1m, aucun avion ne décolle évidemment, parfois durant 1h, parfois durant 4 jours, le vent est alors tombé, la ville et la nature sont d’un calme olympien, en latence.

La notion du temps est relative dans ce pays ou la moitié de l’année est plongée dans la presque obscurité et le restant dans la presque luminosité, une histoire d’à peu près dira-t-on.

Quand le vent revient, le soleil explose de lumière, les UV plongent à fond sur nos peaux pales de blancs, cramant nos rétines.

Il fait 12°c, mais les manches courtes sont déjà trop chaudes, il n’y a pas d’ombre, c’est le désert et je jubile de sentir ces morsures sur ma peau asséchée.

Lors de ma première rotation, à une escale à Ottawa, depuis le hublot de l’avion cargo qui me ramenait d’Iqaluit, j’ai vue une peupleraie et des herbes folles, le vent jouait gentiment, irisant les feuilles argentées.  Ces arbres sont très rependus dans mon berceau bressan. J’étais émue à la larme. Était-ce le fait de voir un arbre, des feuilles, une image connue ou tout simplement la surprise de ce souvenir enfoui que je n’avais pas évoqué depuis des mois, l’esprit dédié uniquement à ce nouveau territoire que j’ai chéri ?

Ne vous méprenez pas, j’ai aimé ce pays et je l’ai vécu, le quitter fut triste. J’avais même évoqué l’idée de m’y installer, j’aurais pris un husky comme compagnon, un pick-up comme dans les films avec mon permis Nunavut. J’aurais surement habité une de ces jolies maisons le long de la baie.

L’expérience était forte, intense, une leçon de vie mais peut être est-ce que je vis depuis ces 7 derniers mois. Les voyages nous permettent de nous oublier et il faut du recul pour réussir à concilier ce que nous étions avant, ce que nous sommes et éventuellement ce que nous avons envie d’être.

Après quelques mois d’absence, je suis de retour à Montréal, depuis juillet, je redécouvre enfin cette ville sous ses habits estivaux, sa chaleur douce et moite. La ville me montre un autre visage que son camaïeu de gris hivernal, désormais elle est verte et fleurie. Les filles exhibent leurs guiboles affriolantes qu’elles font jouer sur les pédaliers des Bixis, l’équivalent du Velib ou Velove. Les arbres explosent de feuillent, les terrasses sont couvertes de pots de fleurs en tout genre savamment achalandés, les barbecues parfument l’air. Qu’il fait bon vivre dans cette ile que le  ST Laurent inonde de ses méandres.

L’été est court et il faut en profiter un maximum dans un minimum de temps. Les montréalais partent  le we, dans des chalets, camping ou autre activité de Cano-moustique. C’est cette douceur de vivre qui m’avait attirée en février dernier et je peux enfin en profiter

lac du mont tremblant
lac du mont tremblant

Je vis chez une amie, sur le plateau du mont royal, quartier emblématique devenu maintenant bastion des immigrant français et on les comprend, les petits commerces pullules à tous les coins de rues, les cafés et leurs jolies terrasses nous accueillent pour fumer des bières en terrasses, sport très français  quasi illicite outre atlantique.

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Durant ce mois d’été, mon seul de cette année, j’en aurais vécues, des aventures : du camping sauvage seule au milieu des bois se couronnant par une double entorse invalidante, des we aux bords des lacs entre amis qui ont eu la pitié d’inviter une petite unijambiste cotorep, et un voyage dans les maritimes avec un australien indien rencontré 2 jours auparavant.

Vous aurez droit à tous ces détails croustillants dans de prochains articles, juste le temps de vous mettre l’eau à la bouche sur un son électro onirique de Chopstick and Johnjon, récente découverte qui m’a accompagnée dans mon road trip.

 https://www.youtube.com/watch?v=QhumlL8G3Kc

twelve
twelve

Cheers

 

LA LEGENDE DU NUNAVUT

 

Au commencement il n’y avait que le corbeau et les flocons de neige qui

tombaient. Le corbeau parcourait l’univers qui s’etendait a l’infini autour

de lui.

crevasse ocean
crevasse ocean

Un jour, quelques flocons de neiges se poserent sur les ailes du corbeau.

Les flocons glisserent jusqu’au bout de ses ailes jusqu’a former une petite

boule de neige.

entre chien et loup

D’un grand coup d’ailes, le corbeau lanca la boule de neige dans les

airs.Le corbeau alla se poser sur la boule de neige majestueuse et l’appela

Terre.Puis le corbeau enleva la neige de la terre et vit la glaise rouge.

Il prit cette argile et en roula de petites boules qui devinrent des

graines.Une de ces graines poussa pour devenir une plante. La plante se

secoua a son tour et grandi a son tour jusqu’a qu’un homme en sorte.

Lcorbeau retira quelques unes de ses plumes et les donna a l’homme pour

s’en faire un parka.Ensuite il crea les animaux a partir des petites boules

de glaises afin que l’homme ait a manger.

Mais au commencement il y n’y avait que le corbeau et les flocons de neige. »

 

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et voici comment commence la legende inuit.

J’ai enfin mange du caribou, j’ai rencontre un certain Jo qui est arrive

il y 35 ans pour travailler dans les mines de charbon et n’a jamais quitter

ce lieu. Il a ensuite vecu de sa peche et chasse ayant ainsi son propre

commerce. J’avoue que l’omble un salmone vivant sous cet ocean de glace est

le caribou aussi.

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les enfant ne me quittent plus depuis qu’ils savent que j’ai des bonbons en

forme de bouteilles de coke. Ils me montrent leurs cachettes. A cette

epoque ou le soleil brille 20h par jour ils passent le plus clair de le

temps libre dehors a jouer, a s’inventer des histoires sur des epaves de

bateaux emprisonnees dans les glaces.

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Bientot un brise glace viendra crever cette etendue et creera un  un chenal

sur cet ocean gele permetttant ainsi la navigation. C’est aussi de cette

maniere que les icebergs viendront et se laisseront bercer au gre des

courants jusqu’a fondre et se fondre dans leur ocean. Je suis un peu comme

ces iceberg, mon temps de fontes est le temps que je mettrais a me faire

accepter par cet immense pays, l’AMERIQUE

IMG_6010

cette algue a reussi a se frayer un chemin dans 4 metres de glace, a travers les tourments d’un ocean a l’immobilite mouvante pour retrouver la lumiere, qui sommes nous a cote.

 

 

 

 

ST KITTS semaine du 14 au 21 Avril

Je vais tenter de ramener ma mémoire et mes sensations, du haut de mon perchoir, au 19ieme étage d’un building de Vancouver, où je séjourne désormais en attentant ma prochaine expédition arctique.

 

J’ai dans les oreilles TALISCO, un joli groupe onirique aux accents de films américains, des musiques sur lesquelles on peut se raconter des histoires

http://vimeo.com/89455262

https://www.youtube.com/watch?v=Mq6flhFqb_A

 

St Kitts et Nieves, petites iles paradisiaques perdues dans les caraïbes, peu connues, préservées, magiques.

J’ai cherché un endroit privilégié avant de réserver, quand on va se taper un année à 2 saisons, automne et hiver, on n’est plus à 500 dollars près.

En Amérique, le Mexique, Cuba, sont les destinations faciles et peu onéreuses. Certes, les caraïbes c’est moins cheap mais toujours plus accessible que depuis la France.

J’aimais bien l’idée d’être chez les anglais, berceau de la courtoisie, et je n’ai pas été déçue. Le bus qui m’amena à mon hôtel roulais à gauche, évidemment à 30 degrés quand on n’a pas vus plus de 5 degrés depuis des mois, le cerveau fonctionnen au ralenti et je n’ai pas compris immediatement. Au début je me suis accrochée, pensant que le chauffeur était un taré…

Je suis arrivée dans ce joli petit hôtel, en pleine nature, situe sur la partie ‘mer des caraïbes’, pfiou, le soleil, la douceur du temps, la végétation que c’est bon.

L’hiver, ce n’est pas seulement le froid, a cela, on s’y fait, mais c’est un eternel paysage de mort, une végétation en hibernation, des arbres tels des ombres chinoises qui se découpent sur des fonds blanc gris avec parfois des fonds bleus. C’est beau mais moi qui viens d’un pays tempéré, j’aime avoir 4 saisons,  6 mois d’hiver c’est long.

 

La première chose que j’ai faite après avoir posé mes affaires, fut de courir vers la mer et la j’ai vu ça :

2014-04-14 17.38.55

 

Je vous laisse imaginer l’euphorie qui m’envahit à ce moment et encore mieux, plonger dans la mer à 27 degrés presque plus chaude que la température extérieure. Je suis restée là, à flotter, me laissant bercer par le courant, écoutant les sons de la jungle entre chien et loup. Mon corps se réveillait lui aussi après les meurtrissures de l’hiver, les emmitouflages, sentir son epiderme alerte.

Après ces instants de plaisir je suis allée au bar, comptoir paillote sur la plage où se retrouvent touristes et gens du coin dans un joyeux mélange arrosé de rhum, soit disant le meilleur du monde…. Décidément partout où je vais on fait les meilleures choses du monde.

 

J’ai vite fait de rencontrer THE PERSON TO MEET, Samy Davis, dont voici une photo ci-dessous.

il ferme les yeux, on sait jamais je pourrais lui voler son ame
il ferme les yeux, on sait jamais je pourrais lui voler son ame

 

Samy est à moitié aveugle, son sang est coupé au  rhum bitter.Fin limier et ancien racoleur de touristes. Il a voyagé un peu partout, se faisant inviter à Londres, New York, Boston par ses conquêtes qui doivent garder un tendre sentiment  d’affection envers ce petit homme sacrement dégourdi.

rhum bitter
rhum bitter

Aujourd’hui il coule ses vieux jours le long des plages des caraïbes, accrochant le touriste qui lui semble agréable, plus dans le but de passer lui-même un bon moment. J’ai bu beaucoup de rhum avec Samy mais il devait  être sacrement bon, peut etre meme le meilleur du monde, c’est vrai car je n’ai pas eu mal aux cheveux.

Le lendemain de mon arrivée je me suis arrangée pour louer un vélo, je crois qu’à partir de ce moment j’ai titillé la curiosité des insulaires. Je m’étais dit que j’allais parcourir l’ile à vélo, doux rêve.

 

Je suis donc partie à 10H du matin, sac a dos prêt.  J’ai du faire 10 km (aller retour). Une ile c’est volcanique donc montagneux par définition, et les routes praticables sont très fréquentées. Par ailleurs, il y a un zef du tonnerre, j’ai brulé, craché mes poumons et abandonné, trop dur et dangereux, les mecs conduisent comme des ouf la bas !

Autant des petites montées en Auvergne quand la température est fraiche c’est ok, mais je ne jouais pas dans la même cours.

J’ai beaucoup pensé à Pierrick et à notre périple Bourgogne-Banyuls sur mer, à l’époque nous avions tout de même parcouru 600 km a velo, le genre d’expérience qui vous lie toute une vie.

Bon, j’ai gardé le vélo, ne serait ce que pour aller faire quelques courses ou tout simplement pour aller jusqu’à l’océan où j’ai passé beaucoup de temps sur cette plage désertique, à récolter des conches, les nettoyer dans le but d’en rapporter.

avec mon petit ami qui venait me aconter une histoir en echange de quelques miettes de crackers
avec mon petit ami qui venait me aconter une histoir en echange de quelques miettes de crackers

 

J’ai aussi rencontré un chercheur de l’université de Georgia aux États-Unis, passionné de tortues. Il passe 4 mois de l’année à st kitts pour recueillir des données sur les tortues  qui viennent pondre sur les cotes atlantiques de l’ile. Je l’ai accompagné une nuit. Les tortues ça pond la nuit, le jour il fait trop chaud. Nous sommes donc partis, lui, un insulaire et moi-même à la recherche du phénomène.

Nous sommes restés de 8H du soir à 5H du matin à sillonner les plages. J’ai vu leurs nids, leurs traces mais pas de tortues, c’était vendredi saint pour la ponte aussi.

Mais l’expérience ne fut pas pour autant un échec.

Nous avons fait des allers-retours sur deux plages, la première durant  4 heures la seconde le reste du temps. Les caraïbes sont équatoriales, il pleut par bourrasque la nuit. Nous faisions 700m de marche puis une pause de 20minutes pour ensuite repartir dans le sens inverse et ce, toute la nuit.

la plage des conches
la plage des conches

Parfois la lune était éclatante, laissant ses rayons argentés sur l’océan, le son du vent et des rouleaux envahissant notre esprit. Tout à coup la lune disparaissait derrière les nuages, le vent éclatait. C’est à ce moment qu’il faut prendre la bâche et se mettre accroupi en se tenant serré.Le grain arrive, il dure quelques minutes, poussant le sable, l’eau les ambrins et tout ce qu’il peut.La bourrasque passée la marche interminable reprend.

J’ai aussi gravi le volcan, nous n’étions que 3 le dimanche de pâques avec notre super guide à l’humour décalé résonant parfaitement avec mes sarcasmes. 4 heures de montée dans le foret équatorial à un bon rythme. Arrivés au sommet on voit le cratère, les nuages qui arrivent et plongent vers ses entrailles. On se sent à la fois tellement grand et petit à la fois. Grand d’avoir l’extrême privilège d’assister à ce grandiose spectacle.

tout en haut de ça
tout en haut de ça

 

Le plus dur furent les 5h de descente, dans les racines humides et glissantes. Je suis rentrée boueuse transpirante, j’ai lavé mon futal dans la baignoire dont l’eau était noire de crasse et de boue.

Voila, St Kitts c’est fini, j’ai repris l’avion avec une escale à Toronto pour retrouver mon petit canapé Montréalais. Et bien tu sais quoi l’ami, c’était devenu mon home sweet home cet appartement où je fus accueillie ces derniers mois. Ce canapé m’avais manqué et ce soir la en m’endormant dans le salon, après nous être raconté nos aventures avec mon cher Amoc, je ne l’aurais échangé contre aucun king size.

 

To be continued

 

MONTREAL -ST KITTS-TORONTO-MONTREAL-VANCOUVER

 

INTRO
Il s’en est passé des choses depuis le dernier article. J’ai parcouru plusieurs milliers de kilomètres, en avion bien sur.
J’attendais d’être un peu posée et d’avoir un minimum de vision sur mon avenir, à savoir, un retour la queue entre les jambes en France ou encore de nouvelles aventures.
En effet, quand on a cessé de travailler, la bourse se vide et ne se remplit guère, si ce n’est pas du tout.

J’étais dans l’attente de confirmation de contrat en tant que site project coordinator pour l’agrandissement de l’aéroport d’Iqaluit, au Nunavut.
Encore un truc de dingue. Je vous mets ici une petite carte pour que vous vous rendiez compte. En fait je vais bosser en Arctic…

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Bon certes c’est génial mais j’étais bien partie pour me taper 12 mois d’hiver, j’aime cela mais un peu de soleil et de végétation ça ne peut pas faire de mal non plus.
Alors je me suis offert une semaine de rêve à St Kitts, petite île caribéenne anglaise entre la Guadeloupe et la Martinique. Un paradis sur terre ou le flegme anglais se marie si bien avec la culture caribéenne.

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Au retour j’avais une escale à Toronto, l’avion était complet et Air Canada demandait un volontaire pour céder sa place, passer la nuit à Toronto, et gagner 800 dollars de billet.
J’ai sauté sur l’occas !
J’ai donc passé une nuit et une journée à Toronto, la ville dans laquelle je risque fortement de vivre à partir de septembre. J’ai adoré, cette ville est sublime, verticale, alliant parfaitement les buildings ultra modernes et beaux aux vieilles demeures typiques de l’Est Canadien. Un vrai dynamisme s’en dégage, on se sent dans une grosse ville économique et culturelle. Après plusieurs mois à Montréal, ville horizontale, calme, très provinciale, ça m’a fait un bien fou, un sentiment d’excitation et de se sentir vivant.

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J’aime beaucoup Montréal mais je me rends compte que, déjà la première fois, cette ville me berce dans une douce indolence qui n’est pas faite pour moi.

En plus il y beaucoup trop de français.
Beaucoup d’entre eux (nous) ont débarqué ici car ils n’avaient pas grand-chose en France.
Généralement ils en veulent à la France et aux français, ils oublient qui ils sont, leur esprit critique mais ne seront jamais pour autant des québécois. Ils parlent un mixe québécois français mais aucun des deux correctement.

Une des choses difficiles dans l’immigration, c’est de conserver sa culture, ses valeurs tout en ayant l’humilité de s’imprégner de celles du pays d’accueil. Ne pas s’oublier, sinon on n’est qu’une simple éponge, une matière absorbante, tout et n’importe quoi qui, quand on la presse éructe une matière indéfinissable qui part au fond d’un évier et dont personne ne se soucie. Évidemment pour cela il faut savoir qui on est, ou plutôt ce que nous voulons être, et n’est ce pas notre quête personnel. Très compliqué tout cela, je touche du bout des doigts des notions sensibles.

Maintenant je suis à Vancouver, jusqu’à la fin du mois de mai, le temps de rencontrer les équipes de Bouygues CANADA, le siège de ma compagnie, le projet, avant de partir pour le Nunavut à Iqaluit pour l’été.

Vancouver

Une ville étrange pour moi petite européenne.

to be continued

 

France Chérie

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France Chérie, cache toi t’es moche !

Je ne ferai que guère allusion aux dernières élections ; refusant de voter je suis pour la plupart d’entre vous une anti-citoyenne qui n’a aucun droit d’en parler.

Je vous dirai simplement que je préfère ne pas voter plutôt que de voter pour le moins pire ou encore exprimer ma voix par ce que nous appelons des « votes sanctions » ou des »votes de révoltes ». Je vous laisse le soin de me juger, et faites le s’il vous plait, répondez à cet article écrit sous le coup de la colère, les médias sont faits pour cela. Je vous écouterais bien sur.

Ici aussi les élections ont pris une mauvaise tournure, ressemblant bien malheureusement à des élections  françaises, serait-ce notre influence ? Pleines de rengaines et de peurs. Les joutes orales étaient dignes d’une assemblée  française du XIXème siècle.

Je suis en colère France chérie, car, au moment ou je me rapproche de toi et que tu me manques, tes enfants font des siennes à 7000km de toi. oh je sais bien que je suis loin d’être irréprochable, France chérie ,et tu as bien le droit de me rire au nez, moi qui suis partie comme une voleuse, moi qui me permets de te critiquer, qui suis je?

Je t’ai quittée, France chérie, pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs, elle ne l’est jamais, seul compte ce qu’on trouve et ce qu’on en fait. L’avenir nous dira ce que je sème et récolterais peut être.

Voila 2 mois que je te défends France chérie, que je retrouve mon amour pour toi, l’esprit critique aux aguets. Je te pardonne sans problème tes choix politiques.

Il faudra du temps, beaucoup de temps pour te sortir du marasme dans lequel tu t’enfonces depuis trente ans mais mon optimiste en l’humain perdure contre toute attente.

Nous vivons une période incroyable, UV :ultra violente, à l’échelle mondiale j’entends ; ma génération et cette fameuse génération Y sera assez forte pour surmonter les chaos et je veux encore croire que quelque chose de bon en sortira.

Je suis en colère France chérie ; fais ce que tu veux chez toi mais pas chez les autres. As-tu oublié le respect ? Tes valeurs ?

Aujourd’hui un bon petit français à Chapter, un équivalent de FNAC bon chic bon genre, téléphonait dans cette librairie.

L’accent kaira reconnaissable parmi tant d’autre, il racontait ses vacances faisant ainsi participer tout  le magasin :

« La putain d’ta race bro, on s’retrouv’ a sao polo avec la meuf à Maurice, ca va niquer sa race. Sa mère chui vénère contre cet enculé d’Albert ouaiouaich ; Sa pere la pute…. »

Je me suis permise de lui dire avec toute la courtoisie dont je suis capable :

« Pardon Monsieur, c’est juste pour vous dire que tout le magasin entend votre conversation »

Réponse :

« Qu’est ce t’as sale pute, attends Albert ya une pute qui me cause à moi, t’as pas vu pour qui elle se prend…. »

Moi

»Je me permets de vous dire cela pour préserver votre intimité Monsieur »

Lui

« Va te faire enculéééééééééééééééééééés sale pute (oui ; je pense qu’il l’aurait écrit comme cela) »

A priori j’aurais très bien pu être québécoise, tentant par tous les moyens de cacher mon accent de frenchie

 

Évidemment les clients du magasin étaient choqués. Malheureusement, le pauvre bougre n’a pas compris que plutôt que de m’insulter, il semblait désormais encore plus ridicule, hurlant à travers les livres de jolis noms d’oiseaux.

Voila France Chérie, je suis en colère car tu critiques l’accent québécois, qui n’en  est pas un mais qui se rapproche plus d’une langue à part entière avec ses expressions propres, ces formes grammaticales incongrues mais toutefois mignonnes.

Le Québec est tant attaché à la languefrançais qu’il ne jure pas, il sacre !. Ici pas de putain ou de merde, mais Ostie, christ tabernacle (meuble recevant le calice et les hosties) N’oublions pas que « fuck » est encore interdit sur les ondes en Angleterre même si une certaine tolérance s’est installée depuis la fin des années 70.

Ce pays ne t’a pas attendu pour prospérer, tandis que dans les années 70 tu lui as ri au nez lorsqu’il t’ouvrait ses portes pour une immigration. Il a finalement intégré Haïti plutôt que toi, français, trop fier de je ne sais quoi et prenant de haut ces canadiens que tu as laissés au détriment  des territoires africains que tu pensais coloniser ad vitam aeternam.

Aujourd’hui tous les maux t’envahissent tu ne sais comment te sortir de ce marasme, tes jeunes, tes vieux, tes diplômés immigrent, mêmes tes immigrant d’Afrique s’en vont et viennent ici et toi qu’apportes tu ?

Qu’apportes-tu dans ce pays où la langue française est une richesse rare sans cesse protégée, tandis que ses habitants se battent pour préserver leur identité francophone ?

Tu lui apportes cela ; des putains de ta race enculé !

Toi l’immigrant français, qui est un immigrant comme nous tous ici, tu te crois privilégié ? Mais pourquoi ?

Le pire accueil que j’ai pu avoir au Québec fut avec des français tellement déçus de ne pas être les seuls à avoir eu l’idée de venir s’installer. Un québécois te dirait ; c’est le game nous sommes tous à un moment passés par là, aidons nous, mais toi, non, français, tu refuses les tiens et charries les autres.

Je suis en colère France chérie car je t’aime et j’ai mal de te voir si mal, si peu généreuse, si hargneuse si vengeresse.

Que connais-tu de la douleur France chérie, dans ton magnifique pays tempéré aux multiples et splendides paysages en un si petit espace dont peu peuvent se targuer ?

Toi qui permets de faire des études gratuitement laissant ainsi la chance à chacun de s’élever, toi qui permets d’être soigné gratuitement, toi dont l’histoire est si riche et qui malheureusement ne sais plus comment gérer son présent.

France chérie je t’aime mais réveille toi, tu es chanceuse comme on dit ici, tu as tout dans les mains.

Tu me diras, heureusement que le type de la librairie n’est plus ici mais tu devrais plutôt avoir honte de créer tant d’ignorance et de haine.

France chérie je te souhaite de comprendre ta chance, de réapprendre la courtoisie et l’humilité, qui sont les prémices de l’intelligence.

 

Quebec

Voilàvoilà

Tout d’abord merci à tous ceux qui m’envoient des mots doux, que ce soit de manière épistolaire, par chaton network ou autre moyen de communication.

Que c’est bon de trouver une carte, un colis, une lettre en arrivant à la maison, surtout qu’ici, contrairement à vous, nous avons une vague de froid…. En fait nous attendons avec impatience la semaine de pluie qui fera la transition entre l’hiver et le printemps, pluie= t°>2°c et ça c’est bien.

Merci aussi au super fan club qui s’abonne au blog, laisse des encouragements. C’est bon de sentir vos chaleureuses pensée

 

Bon sinon j’ai évidemment tout plein de choses à vous raconter.

je reviens sur les années 2000 musicalement et vous propose un bon vieux KATONOMA

https://www.youtube.com/watch?v=bEYElaeORyU

cheval mouvement

 

le cheval mouvement erre dans les limbes de mon cerveau déglingué, me projetant dans mon passé au rythme d’un futur incertain , tagadatagada! ha la déglingue

https://www.youtube.com/watch?v=BMcupFKAEfw

luchini

 

  • Commençons par ce petit we à Québec que je me suis offert.

Pierrick, comme moi, n’avons jamais vraiment vécu en collocation si ce n’est, pour ma part, un vague exil caennais de quelques mois, et j’avoue qu’à l’époque, Pierrick était venu me voir, grand signe d’amitié pour des parisiens comme nous , où ne serait ce que traverser le périph signifiait passeport, prise de sang, sweat à capuche.

Il faut bien que jeunesse se passe….

 

Bref, après quelques semaines à Montréal, j’ai décidé d’aller visiter Québec, que je n’avais jamais vue

Et puis cela nous ferait de l’air.

Pour le Montréalais urbain, cosmopolite et internationale, Québec n’est pas folichon.

Moi qui me fais vieille et fais de moins en moins la fête, même si elle l’est toujours autant dans ma tête, Cette ville m’a tout de suite plu. Voila que je me provincialise, appréciant le calme, la promiscuité, le temps qui passe, simplement.

Il y a bien sur le vieux Québec qui est ravissant, certains diront qu’elle a une architecture européenne.

En fait non, de ce que j’ai pu voir au Québec a sa propre architecture, une subtile recette alliant  quelques onces de british style, un soupçon de East cost mais surtout son identité propre. la pierre est d’ici et les toits typique (ha ce temps)

QuebecCitySum04

 

Bon évidemment je suis arrivée sous une tempête de neige, j’ai suivi celle que nous avions eue à Montréal. Enfin, je dis tempête, pour les deux québécois que j’accompagnais en covoiturage, ce n’était que quelques flocons perdus qui se jouaient de nous.

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En effet il est réputé que le climat de Québec est plus rude que celui de Montréal, plus froid et venteux surtout l’hiver, attisant ainsi la rivalité Montréal versus Québec : c’est qui est les plus robustes ?!

J’ai fini par arriver dans mon petit hôtel, situé en plein centre du vieux Québec et quel bonheur d’être dans une chambre rien qu’à soit avec un vrai lit.

J’ai débarqué le we de la Saint Patrick. Québec comme Montréal a accueilli une grosse population d’irlandais à l’époque de Cromwell : pas cool ce Cromwell.

Je me souviens encore de cet échange de très nombreuses et longues semaines dans le comté de Sligo lorsque j’étais encore une ado rebelle, à l’époque où ma mère se disait qu’elle avait peut être fait une connerie en me mettant en allemand première langue : Paysage désertiques sublimes, parsemés de moutons et de ruines (Cromwell encore lui), le pied pour une ado.

Mon grand père avait un cottage là bas pendant de nombreuses années pour aller pêcher et m’avait trouvé une famille d’accueil. Dans l’entrée un bénitier et j’avais compte 27 bondieuseries dans le salon. Lui, anti-curé, s’était bien marré à l’époque !

 

Tout cela pour dire qu’il s’en est passé du temps depuis la famine et la maladie de la patate mais le Québec est une terre d’immigration et retrouver ses origines est important, pour retrouver son identité peut être. Dans un bar, j’entendais quelques jeunes, très fier d’avoir retrouver que son arrière arrière grand-père était normand.

Ici tout le monde est un immigré

 

Je me suis retrouvée dans un pub irlandais, le st Patrick, je ne pouvais pas me tromper. J’ai pu manger un ragoût irlandais, un truc avec du bœuf et des légumes, un délice ! Un repas quasi européen, sans fritte et bacon !

Puis un concert de musique irlandaise, très sympa ! Bon au bout de 2h les musiciens étaient bourrés et la c’était moins bien avec des reprises marécageuses de Nirvana et autres tubes des années 90

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Après quelques pintes de Kilkenny, je suis rentrée, euphorique de houblon et de glissades sur la neige fraîche, pleine de violon au rythme gaélique. Certaines petites rues étaient totalement inaccessibles.

C'est bon la kilkenny
C’est bon la kilkenny

Le lendemain je suis allée faire du chien de traîneau. Oui oui, la petite frenchie a fait encore une activité bien touristique, mais comme avec moi il y a un pourcentage non négligeable d’emmerdes, nous sommes sortis des sentiers battus.

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J’étais avec mon guide qui était responsable de 2 traîneaux, nous étions les derniers de la trace.

Derrière nous un couple d’américains, très sympa puisqu’ils m’on raccompagnée gratos à Québec mais pas très dégourdis… Ils avaient raté un virage et pensant être loin derrière, ils ont continué à vive allure dans la pampa enneigée.

Il y a deux types de gens qui se perdent en pleine foret, ceux qui s’arrêtent et attendent (raisonnable) et ceux qui continuent (Colomb ?…)  bah là nous sommes tombés sur le second cas.

 

Nous avons dû forcer les chiens pour les récupérer. Après les avoir retrouvés, mon guide m’a laissé le traîneau. J’avais donc 6 chiens qui n’avaient qu’une envie, rentrer au bercailles pour becter, je me suis fait plaisir. Le temps était clément, 0 degré et juste de gros flocons.

non je n'ai pas pris 25kg!!! effet fringues de plein air
non je n’ai pas pris 25kg!!! effet fringues de plein air

Ces chiens, bien qu’adorables, de prime abord restent des loups et quand ils sont échauffés et impatients, il n’est pas rares qu’ils s’attaquent violemment entre eux. Ils passent leur vie à traîner, c’est dans leur gènes, dés qu’ils sentent le départ ils sont extrêmement excités, à chaque pause, après 2 min d’arrêt, les meneurs tirent sur les chaines pour redémarrer.

 

Moi toute seule sur mon traineau, mes 6 chiens me faisant glisser sur la poudreuse vierge whouhaou ! ou wouafwouhou….

 

Le soir je me suis offert un resto italien et j’ai mangé des escargots !! Et surtout je me suis fait servir par un italien dragueur à souhait, version méditerranéenne, bon avec un accent québécois mais l’attention y était.  Tout ce qui m’aurait encore fatiguée il y a quelques mois et qui me procure un délicieux exotisme désormais. Nous avons fermé le resto ensemble à coup de irish coffee bien tassés puis sommes partis écouter quelques violons plus océaniques.

Entre temps j’ai eu un coup de téléphone de France, j’ai appris ce qu’était un appel interurbain et me retrouve sans crédit jusqu’au mois prochain. Et oui, c’est par l’expérience qu’on apprend et moi, j’expérimente beaucoup….

to be continued